vendredi 26 juillet 2013

Nostalgie

Nostalgie : Regret mélancolique d'une chose, d'un état, d'une existence que l'on a eu(e) ou connu(e); désir d'un retour dans le passé. (http://www.cnrtl.fr)

 

Voilà quelle est l'émotion qui m'étreint ces derniers temps.

 

De quoi suis-je nostalgique?

 

 

De mes étés d'étudiantes.

 

Plus précisément de mes jobs d'étudiantes.

 

bonjour-facteur-ecole-des-loisirs.jpgLes autres étés, j'étais factrice dans le 14e arrondissement. Je me levais à 5h pour être au travail à 6h30. Et à partir de là, je n'étais pas assise avant midi. La première partie se passait en intérieur à trier le courrier de la tournée. Dans une salle immense où se trouve une centaine de personnes. Et puis, après, c'était l'heure de sortir sur les coups de 9h et demi, et il était temps de distribuer le courrier dans les rue de Paris (à pied et non à vélo comme le voudrait la légende urbaine). Les caddys étaient plus lourds que moi (et sans direction assistée en plus), les portes des beaux immeubles haussmanniens aussi, et ne parlons pas de la sacoche à recommandés...

Et je crois qu'à chaque fois, il pleuvait. Rares ont été les tournées faites sous le soleil... C'était un peu Fort Boyard parfois. C'était souvent très dur physiquement (surtout si comme moi  on a raté sa croissance, et qu'on a donc la taille d'un enfant de 10 ans...). Et pourtant, j'ai un souvenir sympathique et nostalgique qui m'envahie à chaque fois que j'y pense. Les gens que j'ai rencontrés, que ce soient les collègues, ou les ceux dans la rue, ne m'ont jamais laissé indifférente. Ces étés postiers sont maintenant derrière moi et comme le veut le principe du temps qui passe, ils ne reviendront plus. Maintenant, je n'ai plus besoin de travailler l'été. Je peux consacrer tout mon temps à ma thèse. Voilà. C'est fini.

 

 

Et les week-end, j'allais à Sceaux, faire ouvreuse-placeuse dans un Festival de musique de chambre qui se déroule dans l'Orangerie du domaine. Ça ne ressemblait en rien à mon job de factrice. C'était différent. Ça prenait une grosse demi-heure les samedis et les dimanche. On devait placer tout le monde. On courait partout. Et il y en a eu des fous rire. De jolies rencontres. Des moments de grâce. On était content de se retrouver. On se partageait nos impressions. Et ça aussi, c'est fini.

 

hpim0235.jpg
Le parc de Sceaux

C'est un signe de plus que je suis, chaque jour, un peu plus adulte (pour ne pas dire vieille)!

Nostalgiquement vôtre.



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