jeudi 8 août 2013

La Bretagne - Le canal de Nantes à Brest



Là où je suis, passe le canal de Nantes à Brest. Sa construction a été lancée par Napoléon, mais ce n'est que soixante ans plus tard que son neveu, Napoléon III, l'inaugure. Ce fut un travail titanesque qui a nécessité de détourner pas moins de sept rivières. Il fait 364 kms, et compte 238 écluses. Il avait pour but de désenclaver la Bretagne intérieure. Aujourd'hui, s'il n'est plus un axe commercial, il est un lieu prisé des vacanciers. Il est fascinant de voir que le spectacle d'une écluse attire toujours tant de monde! Je me ballade régulièrement sur les chemins de halage. C'est reposant et verdoyant! Pour changer un peu de mes habitudes pédestres, on a été enfourcher des bicyclettes pour s'aventurer un peu plus loin. Les paysages rappellent certaines peintures impressionnistes (c'est là que j'ai regretté de ne pas avoir un appareil-photo-qui-déchire-grave car mes photos ne rendent pas hommage aux lieux). On est parties de Roc Saint-André, car dans notre village la location de vélo est fermée au mois d'aout (!). On a fait l'aller-retour Roc Saint-André/Malestroit soit 22kms (non, je n'ai pas fait les 364 kms du canal hein). On était seule au monde, le ciel était assez menaçant, peut-être que ça a rebuté les promeneurs, toutefois, on a pas eu une goutte de pluie et on avait chaud comme il fallait.  

-Le départ de l'église de Roc Saint-André-



- Une écluse-









-Il paraitrait que c'est un cormoran ...-

(mais comme je n'y connais pas grand chose, je vous le mets au conditionnel)







-L’écluse de mon village-








Voilà, la promenade bretonne est terminée pour aujourd'hui!!!


Bien à vous.









mercredi 7 août 2013

La liste de mes envies #1



  • un appareil photo (mais pas n’importe lequel).


Je veux un appareil photo de la qualité d'un reflex mais aussi petit et léger qu'un Iphone, et qui ne coute pas les yeux de la tête. En attendant, je garde l'ancien qui n'est pas fou, mais vaut mieux ça que rien comme qui dirait le dicton que je viens d'inventer.



 

J'en ai jamais eu entre les mains et pourtant, je n'ai qu'une seule hâte, c'est de les découvrir. Je sens que je vais bientôt craquer et passer une commande. Faut dire que les senteurs qu'ils proposent correspondent parfaitement à mes gouts (notamment amande douce, rose, beurre de karité/miel) (rien que de l'écrire, ça me donne des frissons). J'en lis que du bien partout. Ce n'est pas excessif niveau prix. Et c'est fait en France et ce n'est pas testé sur des animaux.

 


  • des Victoria (oui, encore).


Jolies Victoria qui sentent la fraise et que je voudrais avoir aux pieds

J'ai les miennes actuellement aux pieds. Depuis que je les ai, elles ne me quittent pas, pour un peu je dormirai avec la nuit. Je porte des jupes, des robes, des jeans avec. Je vais en ville ou en campagne, faire du vélo ou aller au restau. J'en ai donc racheté une paire grise, mais maintenant j'ai envie d'une violette. 

 

 

 

 

 

 

  • des livres

 

Y a tout un tas de livres que me fait envie. Et je me dis qu'il ne faut pas que je craque, non pas que la lecture soit une passion déraisonnable, mais parce j'en ai déjà tellement qui patientent sagement dans ma bibliothèque, que ça devient un peu le challenge de ma vie de combler ce retard abyssal. Et puis je suis sure qu'ils sont tristes tous ces livres, dans cette file d'attente interminable ; ces livres que j'ai tant désirés et qui sont maintenant délaissés...

 

Y a notamment celui-ci qui me tente bien =>

 

 

  •  avoir un canal près de chez moi.

 

pour pouvoir faire des ballades à vélo le plus souvent possible (le Canal Saint-Martin, ça ne compte pas) (je veux un truc en mode juste ma bicyclette, les arbres, les écluses et moi quoi).

 

 Bien à vous.



 

mardi 6 août 2013

En vrac #1


  • Hier ma famille anglaise est venue me faire un petit coucou dans mon village breton. C'était trop cool, j'ai été un peu envahie d'une vague de nostalgie, une sorte d'home-sick. Par contre, en traversant la Manche, ils ont amené avec eux la pluie, niak niak. Bon faut dire que le temps en Bretagne est quelque peu schizophrène, on passe de la pluie qui mouille voire qui noie à un soleil de plomb qui chauffe pour de vrai. Bon maintenant, j'ai envie de partir en Angleterre. A noter que le soleil est revenu.


  • Mon travail avance bien (oui, je suis sure que cela vous palpite de le savoir). Je pense même tenir le planning que je n'étais fixée. Fierté.


  • Tous les jours, je fais ma petite promenade. Ouais, ça me change un peu de la compagnie quelque peu austère de mes livres de droit. Aujourd'hui, j'hésite entre marcher jusqu'à la prochaine écluse sur le canal ou faire la Voie verte, qui est l'ancienne voie de train, réaménagée tout exprès pour les promeneurs (à chacun ses problèmes existentiels).


  • Il faut que je rachète encore deux cartes postales, j'en ai déjà écrit une vingtaine. J'ai donc utilisé les nouveaux timbres Marianne, ceux qui font tant polémique. Bouarf. Toute façon, tout peut être sujet à polémique. M'enfin, c'est toujours le même principe du léchage-pour-coller.  Et ça, c'est bof-bof quoi. J'aurai du amené ma colle uhu (celle qui est jaune et qu'on sniffait en CE1).

     

    Allez, je finis sur une note photographique.

     

    La rivière de l'Oust rejoignant le canal de Brest-à-Nantes


Bien à vous.


lundi 5 août 2013

Mon couvent est canon

J'en ai déjà parlé de mon couvent breton dans lequel je suis actuellement pour travailler ma thèse. J'y reste deux semaines. Et je suis ravie de cette expérience, les conditions sont idylliques pour travailler : chambre spacieuse, lumineuse et au calme ; repas copieux et goûtus ; café à volonté ; excellente connexion wifi ; accueil chaleureux ; rencontres intéressantes et enrichissantes... Je conseille vivement cette solution lorsqu'on doit réviser des partiels, des concours ou écrire un mémoire ou une thèse!

 

Le village apporte tout ce qu'une fille de la ville a besoin (petit supermarché de ville, foultitude de pharmacies, bureau de poste avec des horaires tout à fait décents, librairie, cafés, restaurants... à moins de 2 min à pied) et son lot de belles choses à voir (le canal, les maisons médiévales et l’église notamment).

Voici quelques photos du parc des sœurs, c'est un parc privé -il leur appartient- mais ouvert au public, tout le monde peut donc s'y promener.



 Celle-là, c'est la vue de ma chambre, quand je vous disais que c'était calme!! (et tout vert!!)




Les sœurs hébergent un dangereux serial killer, il ne faut pas se fier à son manteau de plumes blanches, les bruits qui courent racontent qu'il n'aurait pas laissé vivre la compagne qu'on lui avait amenée plus d'une journée...




Bref, mon couvent est canon!


Bien à vous!

dimanche 4 août 2013

Pourquoi Mamacocha?

 

Pourquoi avoir appelé ce blog Mamacocha&Co et non pas Patates Sautés&Rissolées ou Le Club des Tortues Ninja de Paris?

 

C'est le nom d'un ourse à lunette que je parraine. (et là vous vous demandez où vous avez mis les pieds.)

 

Mamacocha est donc une ourse.


Et je ne l'ai pas choisie par hasard. Je l'ai choisi pour son nom. Je ne sais pas comment l'expliquer, il a fait résonner quelque chose en moi, il m'a plu tout simplement.


Elle est dans parc zoologique que j'affectionne particulièrement, et dans lequel je suis sure que les animaux sont bien traités. L'ours à lunette fait partie des espèces en danger à cause de la réduction de son habitat naturel en Amérique du Sud. Le zoo fait partie d'un programme de protection et de reproduction.


Autour de moi, on m'a demandé de quelle origine pouvait bien être ce nom? Russe? Arabe? Que nenni.

Mamacocha est la déesse de l'eau, de la pluie et du vent, épouse de Viracocha, le dieu suprême des Incas. C'est donc un nom quechua : Mamacocha, Mère des Eaux, qui était aussi "la divinité de ce qui est féminin, contribuant ainsi à l’équilibre du monde vivant, la légende veut qu'elle soit la fille du Soleil et de la Lune". (merci Wik)

 

Quelle jolie légende!


En la parrainant pour un an, je contribue aux recherches menées par le parc aux quatre coins du monde.

J'ai craqué pour un nom, que j'ai ainsi donné à mon blog.

 

Ours à lunettes/Solène Ledantec

Bien à vous!



samedi 3 août 2013

C'est pas l'tout mais je vieillis



Je ne supporte plus : 

  • la chaleur

  • le bruit 

  • le monde

 

Je suis bien contente d'avoir fui un instant la chaleur caniculaire parisienne. J'ai demandé l'asile météorologique à la Bretagne pour deux semaines. Les effluves de Paris me semblent bien lointaines. Mais, force est de constater, qu'avant la chaleur, à Paris ou ailleurs, n'avait aucune prise sur moi. Bien au contraire, je ne comprenais pas toutes ces personnes adeptes des clims, et qui ne faisait que se plaindre du beau temps... Le souci, c'est que je n'ai jamais supporté le froid, et que pour le coup, ça n'a pas changé, alors, moi je fais quoi?

 

Quant au bruit, source de mes nuits agitées, pour endiguer son emprise néfaste sur ma petite personne, je dors avec des boules Quiès. C'est tout nouveau, et ça a changé ma vie. Avant, je m'en passais, je trouvais étrange d'avoir des choses dans les oreilles. Mais voilà, ma tolérance au bruit s'est émoussée aussi surement que je vieillis. Les bruits de la ville m'exaspère et je n'aspire qu'au calme d'une campagne paisible. 

 

Je ne supporte pas les gens, mais c'est lié au deux points énoncés ci-dessus. Le métro est encore plus blindé que d'habitude ce qui se traduit par deux fois plus de bruit et deux fois plus de collé-sérrés avec les inconnus. Youpi-youp!

 

Bon courage!

 

Bien à vous.


    vendredi 2 août 2013

    Le jour où Stephan Zweig m'a déçu

    Après Vingt-Quatre Heure de la Vie d'un Femme, je me suis jetée à cœur perdu dans l’œuvre de Stephan Zweig. Ce livre est un chef d’œuvre qui ne se contente pas de nous raconter une histoire mais qui nous la fait vivre avec une telle force, une telle émotion! 

     

    Et j'ai acheté Amerigo, La confusion des sentiments et Les Très riches heures de l'humanité.

     

    J'avais lu, en effet, qu'il avait voulu vulgariser l'histoire en s'attaquant à des biographies (Fouché, Magellan, Marie-Antoinette pour ne citer qu'eux) en plus de ses nouvelles et autres pièces de théâtre. C'est un homme prolixe, talentueux, un érudit qui souhaitait que le savoir soit universel.

     

    C'est donc avec allégresse que j'ai ouvert Les très riches heures de l'humanité.

     

    Stephan Zweig a choisi de "faire revivre quelques-unes de ces heures survenues aux époques et dans les contrées les plus diverses et qui, semblables à des étoiles, brillent d'un éclat immuable au delà de la nuit de l'oubli." J'ai trouvé ses choix intéressants, évidemment ils peuvent être contestés. Il y a une part de subjectivité qui entre forcément en compte lorsque vient le temps de faire le tri des moments qui méritent, ou non, d’être racontés. Mais, ce qui est intéressant, c'est que derrière ces choix, transparait sa personnalité (il a lui-même beaucoup voyagé).


    On pourrait classer ses choix entre plusieurs groupes :


    Les artistes :

    Haendel, Rouget de Lisle, Goethe, Dostoïevski et Tolstoï.

     

    Les conquêtes/découvertes :

    L’océan Pacifique, L'Eldorado, La liaison télégraphique entre l'Europe et l'Amérique et le Pôle Sud.

     

    Les défaites :

    La chute de Constantinople et Waterloo.

     

    Inclassable : (il en faut toujours un!)

    Le wagon plombé (Lénine).

     

     

    J'ai aimé qu'au sein de ce petit ouvrage, il regroupe, tout d'abord des siècles, des hommes et des continents différents, et surtout qu'il fasse montre de tout son talent en nous proposant un échantillon de ses différents styles de prédilection. Ce que j'entends par là, c'est que pour raconter la grâce de Dostoïevski par le tsar, il le fait au travers un long et majestueux poème. Quand au dernier acte de la vie de Tolstoï, il nous le présente sous forme théâtrale. J'ai trouvé ce mélange des genres audacieux.


    J'ai retrouvé ce que j'avais aimé chez lui : ses mots tumultueux et vifs, son style fougueux et exalté. J'ai voyagé dans le train du temps passé, dans des endroits où jamais je n'irai. Mes histoires préférées sont celles qui concernent la "découverte" de l'océan Pacifique et du Pôle-Sud. Mon coté aventurière (du canapé) peut-être? 


    Mais, et oui, il y a un mais, je regrette sa vision manichéenne et misogyne qui parfois m'ont réellement bloquée.

    Je m'explique. Pour Stephan Zweig, il y a les bons et les méchants d'un coté, point. Et ce manque de recul est flagrant lorsqu'il raconte la chute de Constantinople. Je conçois qu'il ait un avis et qu'il prenne parti, c'est son œuvre j'en conviens. Néanmoins, il lui manque le recul et la neutralité que le traitement de certains événements méritaient (il ne justifie pas ses prises de position... comme si sa pensée était la pensée universelle).

    De plus, lorsqu'il s'en est venu à nous présenter la découverte de l'Eldorado voilà ce qu'il écrit : "Huit jours après, le secret est trahi : une femme - toujours une femme! - a conté la nouvelle à un passant quelconque (...)". Mmmmm. La femme n'apparait que peu de fois dans ce livre, et si c'est pour être présentée comme une personne à qui l'on ne peut se fier...

    Je vais continuer la lecture de ses ouvrages bien évidemment!! Je ne souhaite pas rester sur ce sentiment mitigé.

    Bien à vous.