Bon alors, pour vous parlez de mon séjour anglo-écossais, je commence par la fin, la logique chronologique, c'est surfait finalement. Donc direction Coventry, connue pour son université, et que j'ai choisi car se situant à une demi-heure de l’aéroport qui allait me voir repartir pour la grisaille parisienne.
La découverte de la ville commence très mal, je me retrouve au milieu d'un centre commercial en plein ciel sans charme, et je me dis que j'ai mal choisi ma dernière destination et que c'est bien triste de finir mon séjour si parfait sur une note négative. Et puis, je tombe sur des bijoux d'architecture médiévale, et là, je me régale. Le centre historique n'est pas très grand, mais il vaut vraiment le détour.
-La nouvelle cathédrale, l'ancienne ayant été détruite par les bombes pendant la Seconde guerre mondiale-
-Les ruines de l'ancienne cathédrale-
-La "guildehouse", là où les commerçants de la ville se réunissaient, et où Marie Stuart a été enfermée quelques temps-
Bon lundi de Pâques!
Je suis partie une semaine tout pile-poile en Écosse et en Angleterre, plus précisément dans la région écossaise des Highlands et dans la région anglaise des Midlands. J'ai loué une voiture et hop, à moi les paysages grandioses de l’Écosse et les paysages verdoyants de l'Angleterre.
Voici un premier aperçu tout en images, celles prises avec mon téléphone et que je postais sur Instagram et Facebook lors de mon périple. Je suis en train de trier celles de l'appareil photo pour pouvoir faire de vrais articles sur tout ce que j'ai vu.
-Englih & Scotish breakfast-



J'ai logé 3 nuits dans un bed&breakfast/chambre d'hotes à Shenval, chez un couple de français installé depuis 35 ans en Écosse, qui m'ont régalé tous les matins de leur délicieuse cuisine. Il y avait tout d'abord le fameux porridge (je suis complétement fan depuis mon année en Angleterre) et ensuite une grande assiette avec un œuf qui tous les matins était cuisiné différemment (œuf à la coque, œuf mi-mollé, et œuf brouillé), les légumes changeaient aussi, et il y avait une galette de pommes de terre, typiquement écossaise. Et je finissais par des tranches de pain cannelle-raisins secs légèrement grillés avec du beurre (salé, les écossais mangent du beurre salé, enfin une contrée qui a tout compris!). Évidemment, j'avais un jus de fruit, et un café, ainsi que des petits fruits. Que de très bons produits, dont certains provenaient de leur jardin. Bref, un régal. Ils font aussi tables d'hotes, et le dernier soir, j'ai mangé le haggis (panse de mouton et farce avec les abats nobles) et c'était succulent. Accompagné de légumes, et d'une purée pommes de terre-rutabaga (ou topinambour?). Il parait que je suis quelqu'un de difficile en cuisine et pourtant mon ventre s'en souviendra toute sa vie!!
-Eilean Donan Castle-
Le château de James Bond, qui se trouve à la jonction de 3 "eaux" comme ils disent : 2 lacs et un bras de mer, place au combien stratégique. Le château a été pris et entièrement détruit au 17e siècle par les anglais, avant d’être reconstruit quasiment à l'identique en 1930. Et, certes, il ne faisait pas beau, mais cela ajoute à l'atmosphère...
-Le Loch Ness-
Fort Augustus, c'est la ville qui se trouve au tout début du lac, j'y a pris un bateau pour une balade sur ce lac mythique. A noter, que "loch" se prononce "lor", le "ch" = "r", un peu comme en allemand. C'est du gaélique. Et "glen", ça signifie "vallée" et "inver" embouchure (Inverness = embouchure de la Ness). Voilà, vous avez les rudiments du gaélique pour comprendre une carte d’Écosse!
-Les chutes d'eau de Foyers-
Foyers est un petit village, connu pour ces chutes d'eaux. Il faut marcher un peu pour y acceder, et c'est très joli. Et si on pousse plus loin, on voit le Loch Ness au loin.
-Le Glen Affric-
L'Affric est une rivière (c'est du gaélique, et ça à voir avec la couleur de l'eau, mais je ne me souviens plus trop...), et la vallée qu'elle traverse est très connue pour les randonnées qu'elle offre et pour les paysages sauvages. En effet, c'est une foret primitive de pins calédoniens (et oui, la Calédonie originelle se trouve en Écosse). J'ai fait des petites marches à pied. Et où que se pose mon regard, on voyait les montagnes enneigées.
-Les tombes celtiques-
-Tempête de sable...-
C'est la dernière image d’Écosse, prise à l’aéroport, et j'essayais de prendre en photo la tempête de sable qui sévissait à ce moment là, j'ai été prise dedans en voiture, je dois admettre que je ne faisais pas la fière à ne pas voir à moins de 2m.... On la voit dans le fond.
-Angleterre-
En Angleterre, j'ai été chez la famille dans laquelle j'avais été au pair pendant un an. J'ai retrouvé mes 4 garçons, et les animaux de la famille (2 border collies et un chat). J'ai revu aussi les grands parents, et les oncles et tantes, bref, jolies retrouvailles et moments sympa!!!
-Le charme des pubs anglais-
-Mon petit chez moi anglais-
Voilà l'entrée de mon appartement quand je suis en Angleterre.
-Chatsworth House-
-Les choses que j'ai ramené-
Un coussin hibou et du porridge.
Voilà, à bientot pour la suite!
Voici ma semaine en image : dimanche dernier j'ai été voir Patrick Bruel au Zénith de Paris, places offertes au dernier moment par Super Copine. Oui, alors ça fait beauf, midinette, vieille ou je-ne-sais-quoi, mais j'assume totalement d’être celle qui va voir Patrick Bruel en concert le dimanche de 17h à 20h (hop, une tisane et au lit!). Et je ne le cache même pas. Mes gouts musicaux ne sont pas folichons, mais je me suis dit que c'était pire de les renier. Il (donc, Patrick) a chanté un poème de Musset sur du Chopin pour Carcassonne (grand professeur de droit) dont les derniers vers m'ont énormément touchés :
"... Et que demain je vive
ou que demain je meurs,
Pendant que mon cœur
bat, t'en donner la moitié."
Voilà, Patrick Bruel qui me fait découvrir un poème magnifique, rien que pour ça, je l'aime (et parce qu'à ses concerts je peux chanter à tue tête sans que personne n'y trouve rien à redire, et sans que personne ne me lance des tomates).
J'ai reçu des cartes de Paris, de Venise, une Lettre d'un inconnu et mes commandes A Little Market pour trouver "les" boucles d'oreilles que je porterai au mariage où je suis invitée en mai.
J'ai organisé des réunions dans le cadre de l'association à laquelle j'appartiens et pour me donner des forces j'ai pris un petit encas à base de thé Anastasia Kusmi Tea et de deux barres de chocolat noir.
Mais où est passé le soleil??
Bon week-end!
Voici quelques images qui résument assez bien ma semaine!!
Tout d'abord, le cahier que j’utilise pour les cours particuliers que je donne en droit de l'Union européenne, beaucoup plus choupinou que la matière!
J'ai été au salon de la franchise (j'ai déjà eu le droit à tous les jeux de mots possibles et inimaginables) pour chercher 2-3 infos pour créer son entreprise. A mon avis, pas spécialement indispensable...
Ballade dans Paris sous le soleil, je ne m'en lasse jamais!
Le centre commercial Beaugrenelle (15e)
Le musée du Quai Branly
Celle qu'on ne présente plus
Le centre commercial Beaugrenelle (15e)
Bon week-end!
Un petit message pour dire que je mets le blog entre parenthèse pendant quelques semaines certainement...
Je reviendrai pour vous faire partager mon voyage en Écosse.
Pour le moment, j'ai été élue au Conseil scientifique de mon université, ce qui est cool, je m'investis à fond dans l'association des doctorants, je relis les thèses des copines, je les seconde pour leur mariage, je monte une boite, et je suis malade, mon médecin pense que ce sont les sinus (merci la pollution) mais dans le doute, il m'a parlé aussi de neurologue, ça m'a un peu angoissée, donc affaire à suivre. J'ai retrouvé mon téléphone et ma connectivité au monde, par contre je me bats toujours avec la compagnie aérienne pour mon voyage écossais (comment transformer un voyage en souci...). Voilà, je continue à lire vos blogs, ça, ça ne change pas.
A bientot!!
Le 7 mars dernier, se tenait au Palais Brongniart (tout un symbole puisque ce lieu, la Bourse donc, était interdit aux femmes jusqu'en 1967, et qu'en 1986, à l'arrivée des ordinateurs, il était l'endroit le plus connecté de France) la 2e édition de La Journée de la femme digitale.
Les fondatrices de cette journée sont Delphine Remy-Boutang et Catherine Barba, deux femmes très dynamiques et très intéressantes.
Nous étions conviés, à partir de 14h à l’auditorium pour "une conférence énergisante qui vise à stimuler l'esprit d'entreprise en France, en mettant en lumière des pépites, des parcours et projets inspirants".
La conférence était de surcroit retransmise en direct à Londres et San Francisco. Et le thème choisi était "Change the futur", tout un programme.
Il y avait donc des femmes dirigeantes et créatrices d'entreprise. Et il y avait aussi des hommes.
Plusieurs tables rondes se sont succédées autour des sujets suivants :
L'Education
Le Management
L'innovation
et L'argent
Tout d'abord, pourquoi une Journée de la femme digitale ? car "l'ère numérique est le nouvel age de l'humanité", c'est la "troisième révolution industrielle". C'est la première fois dans
l'histoire de l'humanité que la nouvelle génération en sait plus que
l'ancienne, que ce n'est plus l'ancienne génération qui détient et transmet le
savoir. Et il faut évidemment que la femme puisse profiter de ce nouvel Eldorado. A noter, que dans les métiers du numérique, il n'y a pas de distorsion de salaire entre les hommes et les femmes.
Je ne vais pas tout vous expliquer, tout vous retransmettre, mais seulement, ce que j'ai noté, ce qui m'a touché, ce qui m'a parlé. Avec toute la part de subjectivité que cela implique.
Cette Journée de la femme digitale commence par rappel de chiffres interessants concernant les femmes : il y a 30% de croissance en plus lorsque c'est une femme qui est à la tête d'une entreprise et moins de conflits sociaux (données issues d'études, notamment émanant de Forbes). Comme quoi la valeur ajoutée des femmes est sous-estimée malgré tout le potentiel qu'on pourrait en tirer (non mais je suis naïve et je me dis que ça va changer).
Je me suis sentie concernée lorsqu'ils ont pointé les faiblesses des Universités : nous sommes trop éloignés de la vie réelle et du monde du travail, il y a une énorme fracture entre les Grande Écoles et les facs, qui portent préjudices aux étudiants des Universités. Cela a fait échos à mon immense désarroi à la fin de mes 5 années d'études à la fac de droit. J'avais l'impression que seul m'attendait le vide abyssale du rien du tout, et que je ne savais rien faire. Rien de concret, en tout cas. Déjà, que les étudiants sortent de la fac avec un déficit de confiance (concernant la forme de l'enseignant, qui valorise mal l'étudiant), cette fracture (sur le fond, concernant notamment les disciplines enseignées) accentue ce sentiment. Alors que l'idée, c'est de travailler ensemble, de créer son métier et de l'inventer. Et que nous avons forcément quelque chose à apporter à la société (enfin j'ose espérer!). Quand on sort de l'Université, nous ne sommes pas seulement des rats de bibliothèque. Il faut simplement donner la confiance et l'envie. Lors de la création d'une entreprise, on formalise les leçons après coup, pas comme à l'école, où on a les leçons en premier et la pratique ensuite. C'est une autre façon de penser et de faire. Il faut donc décloisonner les différents mondes.
J'ai appris beaucoup de mots nouveaux et je me suis dis que je devais vivre dans un monde parallèle au monde de tous ces gens! Les moocs, accélérateurs de start-up, incubateurs de start-up, business angel et autre love money font désormais partis de mon vocabulaire.
Un intervenant rappelle qu'il n'y a pas de "chemin naturel" ou "prédéterminé", on n'est pas obligé de subir sa vie (combat idéologique entre Durkheim et Sartre) (petite annotation de moi-même).
Certaines dirigeantes de grandes entreprises rappellent que si le numérique c'est fabuleux, ça peut être aussi une source de stress car être connectée 24h/24h à son entreprise, c'est moyen bof quoi. Certaines entreprises ont d'ailleurs choisi d’interdire les mails pro entre 21h et 7h du matin. Comme toute chose, la pratique du numérique se doit d’être encadrée.
Les intervenants soulignent qu'il y a beaucoup d'argent en France, qui dorment sur les comptes d'épargne bien au chaud dans les banques, alors qu'il en manque beaucoup pour lancer les start-up. Ils prennent l'exemple de l'Angleterre, où il existe un crédit d’impôt (30% du montant investi) lorsqu'un particulier investi. Je trouve que c'est une idée qu'elle est formidable. De plus, ces jeunes entrepreneurs ne cherchent pas seulement de l'argent, ils cherchent aussi à être accompagnés, et à être aidés pour décrocher leur premier contrat, car c'est le premier contrat qui détermine leur crédibilité sur le marché.
Ils faut donc créer des ponts entre l'élite (celle qui a le savoir et l'argent) et les autres (qui ont les idées).
De très grands groupes étaient présents, des accélérateurs de start-up, des experts du numériques. Bref, des échanges très instructifs sur le sujet. J'irai à la 3e édition!
Un point sur l'organisation : l’auditorium du Palais Brongniart est grand, spacieux, agréable et confortable. Les organisatrices-présentatrices avaient la pêche et était très jolies dans leurs robes Courrèges (je veux la meme). Les intervenants avait l'air contents d’être là. Et pendant, la pause j'ai eu le droit à du Kusmi Tea ( à boire et à emporter). Bref un très bon moment.
Bonne soirée!!!
Bon oui, j'ai un peu disparu. Mais ce n'est pas de ma faute. Je n'ai plus internet chez moi donc tout de suite ça complique les choses et je n'ai plus de téléphone non plus. Il est reparti à l'usine tout ça tout ça.
Donc ma connectivité est très limités à cause de tous ces petits soucis techniques.
Heureusement, j'ai emploi du temps tellement chargé qui me permet d'oublier les joies de l'internet que je n'ai plus.
En effet, je me suis inscrite à un atelier d'écriture, 3h le jeudi, pendant lequel j'ai écrit un biographème sur un gardien de rhinocéros en Afrique. A la fin, on lit notre prose devant tout le monde, et c'est un exercice très intéressant, qui s'apparente plus à de la psychologie qu'à de la littérature!
J'ai aussi été à La Journée de la femme digitale, et cela fera l'objet d'un article entier. C'était absolument formidable. Je fourmille d'idée, je voudrais lancer ma boite, apprendre à coder etc.
Je m'occupe toujours de l’association des doctorants de ma fac, et je me présente aussi aux conseils centraux de l'université, ce qui me prend pas mal de temps finalement.
Donc voilà, j'espère revenir très rapidement!!!
Bon mardi.